Deux audiences le même matin, à 400 kilomètres d’écart.
Un dossier qui vous impose une postulation dans un barreau où vous n’êtes pas inscrit.
Un imprévu la veille d’une plaidoirie.
Se faire remplacer à une audience n’est pas un aveu de faiblesse : c’est de l’organisation. Encore faut-il le faire proprement. Voici comment, partout en France.
Trois mots qu’on emploie souvent l’un pour l’autre, alors qu’ils recouvrent trois situations distinctes.
La postulation répond à une question de territoire. Quand une affaire relève d’un tribunal où vous n’êtes pas territorialement compétent, un confrère inscrit au barreau concerné — le postulant — accomplit les actes de procédure à votre place. Vous restez maître du dossier et de la plaidoirie ; lui assure la mécanique procédurale locale.
La substitution, c’est vous faire représenter ponctuellement à une audience à laquelle vous ne pouvez pas assister. Le confrère qui vous substitue porte la robe à votre place le temps de l’audience : demander un renvoi, déposer, plaider selon ce que vous avez préparé ensemble. Le dossier reste le vôtre.
La vacation est le terme le plus large : une mission ponctuelle et rémunérée, souvent un déplacement pour une audience isolée, qu’un confrère prend en charge pour vous.
Dans les trois cas, la logique est la même : un confrère prend le relais sur un point précis pour que vous restiez concentré sur l’essentiel — votre stratégie et vos clients.
Se faire remplacer entre avocats est une pratique ancienne et parfaitement admise. Elle s’inscrit dans les principes qui structurent la profession : confraternité, respect du secret, responsabilité de chacun sur sa part de la mission.
Trois réflexes de bon sens en découlent :
Le Règlement Intérieur National encadre ces pratiques : avant de bâtir un fonctionnement récurrent, vérifiez les règles applicables à votre situation, en particulier pour la postulation, qui reste liée à la compétence territoriale.
Un remplacement qui se passe bien, c’est un remplacement préparé. La checklist :
Il n’y a pas de tarif imposé : les honoraires se négocient librement entre confrères. Ils dépendent de la nature de la mission — un simple renvoi n’a pas le poids d’une plaidoirie au fond —, de la juridiction, du temps mobilisé et du déplacement. La seule règle qui vaille : fixez le montant avant l’audience, et mettez-le par écrit. Un accord clair en amont vaut mieux qu’une discussion gênée après coup.
Le vrai frein n’a jamais été le principe : c’est de trouver, vite et sûrement, le bon confrère au bon endroit. C’est précisément ce que Libélaw fait exister — une place de marché qui met en relation les avocats pour la postulation, la substitution et les vacations d’audience, sur les 164 barreaux.
À ce jour : 4 500 avocats référencés, 164 barreaux couverts, 100 % de missions abouties. Où que vous plaidiez, un confrère peut prendre le relais.
Vous plaidez. Libélaw postule.